Laurent Voulzy a chanté : « Au café d'ma banlieue t'as vu la bande a Jimmy, ça frime pas mal, ça roule, autour du baby. »
Je ne cite pas ça innocemment (ce mot je l'aime). Là où je suis partie en vacances, il y avait aussi, non pas un Jimmy, mais un BABYFOOT. Vous me direz que c'est pas extraordinaire, certe, mais je maîtrise le Babyfoot (=> la totalité des anniversaires chez Morgane. Demandez aux autres, ils en ont encore mal aux poignets), J'ADORE CA, et je frime beaucoup aussi. BREF.
Pour en revenir à mes vacances, en un mot : géniales. Nan, sans plaisanter, déjà ça se déroulait à Fournels.. Et Fournels en Lozère c'est comme Marrieules en Moselle, c'est un coin perdu, avec une poste, un café-tabac, et une fontaine. Ca encore, ça va j'ai envie de dire, j'aime pas aller visiter toutes les églises des alentours avec mes parents (je plaisante, HEIN.. on fait pas ça.. désolé si tes parents sont comme ça). Moi, je connais bien Fournels, j'y étais déjà aller, et, malgré le manque de civilisation, l'animation de l'hôtel est connue pour y être OPTIMALE (mais pas au point du sceau d'eau du Club Med des Bronzés, HEIN). Je me rappelais sur le chemin de l'aller toutes les choses super intéressantes et ludiques que j'avais faites autrefois, les spectacles déguisée en champignon, et le remake d'Aladin, où j'interprétais le rôle de Jasmine-en-blonde. Oui, la nostalgie remonte vite. Dans ma voiture, je m'imaginais déjà faisant la bringue chaque soir, des parties de mini-golf à n'en plus finir, des « Aaaah j'te coule dans la piscine qu'est ce qu'on se bidonne ha ha ha », des « Hey ! On s'rejoint à l'apéro vers 19h ??!! » (c'était pas « Camping » non plus HEIN). Et bien.. non. Le premier soir, après avoir parfaitement réussi mon brushing, je descends, et, posant ma main à l'horizontale au-dessus de mes sourcils, vois au loin deux cars. « Tien ! Des touristes ! » me dis-je (non je me dis pas ça en vrai, c'est pour l'effet) et bien.. oui, des touristes, mais pas n'importe quels touristes.. Deux cars type troisième ages, type « on a prit toutes les chambres de l'hôtel hinhinhin pas d'amis pour toi pendant deux semaines, SEULE TU SERAS ! », type soirées à thème : accordéon, danse folklorique, chants des années trente, LOTO. Voilà, en ces mots ma première semaine est parfaitement résumée (c'est moi qui l'ai fait ce résumé en même temps.. je déconne CA VA).
La seconde commença très bien : une victoire ITALIENNE ! Le foot, moi, j'aime bien, à petites doses bien entendu, mais j'aime bien. Surtout les Italiens. J'dis pas ça pour vous provoquer cher lecteur fan du Quinze de France (ça je l'ai fait exprès par contre), mais je regarde surtout le football pour la beauté, non pas du jeu mais des joueurs, et GROSSO, BUFFON (même si tout le monde sait que Gad n'est pas un Bouffon-fafafa-fa-fon-fa-fa-fon) (Mon père : « Enfin un qui porte bien son nom, y'a pas plus moche en plus.. »), et même.. MATERAZZI (physiquement toujours, HEIN) me comblent entièrement. Qu'ils sont beaux ces italiens, et ma grand-mère paternelle pourra dire ce qu'elle veut, ça on pourrait le faire pour tous. Ceux que j'ai voulu provoquer par contre, ce sont les animateurs avec leurs perruques « bleu-blanc-rouge », « Vous n'auriez pas un peu de vert, pour remplacer le bleu ? ». En parlant des animateurs, merci la vie de les avoir placés à Fournels. Enfin « placé » c'est une façon de parler, c'était pas un centre non plus, HEIN. Je les aimais bien, surtout deux, Farid et Ouarid. Farid était beau, rigolo, connaissait toutes les mêmes répliques que moi, dansait bien, avait les dents blanches, très blanches, un torse Muy Caliente, et était très rigolo, mais ça je l'ai déjà dit. Et Ouarid c'était le très très gentil, celui qui m'offrait des diabolos-grenadine quand je perdais les jeux (= celui qui avait une logique hors-norme qui me plaisait bien), celui qui souffrait quand je jouais contre lui au Ping-Pong, à la pétanque (je devais bien m'occuper, excusez-moi), au tennis, en tout quoi, et avec qui je passais les trois quarts de mon temps car je n'avais pas d'amis, mais ça, les retraités l'ont déjà dit. Pendant la seconde semaine, y'avait une fille de deux ans ma cadette, un couple de jeunes, cinq ou six couples de l'âge de mes parents (oui, je l'ai fait exprès, de pas intégrer le couple de jeunes dans le groupe de mes parents), et des vieux (plus vieux que mes grands-parents, bien entendu, je sais qu'ils me lisent). Je suis donc sortie un peu quand même de l'hôtel, pour une balade à vélo de 10 minutes : trop de montée, j'ai mes faiblesses, et pour aller voir le Viaduc de Millau (et non pas la Venus). FIN.
F- C'est cool cette semaine y'avait une petite ambiance et tout, c'est bien.
M- Oui mais la semaine prochaine j'suis pas là.
F- Ah ouais ?
M- Ouais, j'vais au camping à côté de l'hôtel.
F- Ah bon ?
M- Nan t'es fou toi.
F- Ben tu sais, ça peut être sympa, j'demande à Ouarid qu'il prenne ses lances comme dans le 94 et là bas y'a une petite source, tu verras y'a des beaux poissons.
O- Tien Farid, une buche de bois, vas-y, taille moi un arc, comme tu fais dans le 78..
F- Il est marrant lui ! Il m'envoit des textos par pigeon voyageur ! Ils communiquent comme ça dans le 94, il a pas l'habitude encore, les gens, tout ça..
Allez, je repars trois semaines à Londres voir Pete en vrai (en espérant voir votre naïveté ressurgir). Morgane à fait 36 détours pour une parenthèse dans cet article, merci coupine.

